Phonologie du tadaksahak
Voyelles, consonnes et leurs réalisations.
Voyelles
| Graphie | Réalisations |
|---|---|
| a | [æ] [æː] [a] [aː] [ɐ] [ɑ] |
| e | [e] [ɛ] [ɛː] |
| i | [i] [iː] [ɪ] [e] |
| o | [o] [oː] [ɔ] [ɔː] |
| u | [u] [uː] |
| ǝ | [ə] [ʌ] |
Consonnes
- b/b/
- c/ʧ/
- d/d/
- ḍ/dˤ/
- f/f/
- g/ɡ/
- ɣ/ɣ/
- h/h/
- ħ/ħ/
- j/d͡ʒ/
- k/k/
- l/l/
- ḷ/lˤ/
- m/m/
- n/n/
- ṇ/nˁ/
- ŋ/ŋ/
- q/q/
- r/ɾ/
- ṛ/ɾˁ/
- s/s/
- ṣ/sˤ/
- ʃ/ʃ/
- t/t/
- ṭ/tˁ/
- w/w/
- x/x/
- y/j/
- z/z/
- ẓ/zˁ/
- ʒ/ʒ/
- ʕ/ʕ/
Inventaire confirmé par la base PHOIBLE (inventaire n° 1372, licence CC BY-SA), qui distingue aussi les voyelles longues (aː, eː, iː, oː, uː) et presque toutes les consonnes longues (géminées : bː, dː, kː…). phoible.org ↗
Structure des syllabes
Syllabes ouvertes : CV et CVV. Syllabes fermées : CVC et CVCC. Une voyelle peut ouvrir le mot, comme dans íiləs « langue » ou ákrar « bélier ».
Les syllabes doublement fermées n’apparaissent qu’en fin de mot et se terminent toujours par le suffixe féminin -t, comme dans tadábert « pigeon ». Les voyelles longues ne se trouvent que dans les syllabes ouvertes qui ne terminent pas le mot.
Consonnes et paires minimales
La langue compte 32 consonnes. Toute la série des alvéolaires existe aussi en version pharyngalisée, notée par un point sous la lettre : ṭ, ḍ, ṣ, ẓ, ḷ, ṛ, ṇ.
Quelques paires minimales : báy « savoir » / máy « posséder » ; bér « grand » / fér « détacher » ; éedag « place » / éeḍag « herbe ».
Variantes régionales
À Tamalet, les occlusives palatales c et j se confondent avec les fricatives ʃ et ʒ, et le préfixe féminin pluriel t-ǝ- se prononce [ʃi-].
La pharyngalisation est beaucoup plus faible dans les parlers du sud (Infukaraytan) que dans ceux du nord (Talatayt). Le clan de l’ancien chef traditionnel originaire de Talatayt, aujourd’hui installé à Tamanrasset, est le plus conservateur ; les groupes autour de Ménaka sont les plus novateurs.
Comparaison avec le touareg (tawillimidt)
Le système vocalique du tadaksahak (i, u, e, ə, o, a) est proche de celui de la tawillimidt, le parler touareg des Iwillimidan de Ménaka ; la voyelle [ǎ] du touareg n’y est pas attestée.
Les consonnes ṇ et ṛ n’existent qu’en tadaksahak, et là où le touareg emploie x, le tadaksahak préfère ħ, ce que les auteurs rattachent à l’influence de l’arabe. La présence de consonnes emphatiques, absentes des parlers songhay du Sud, témoigne en revanche de l’influence du touareg.
La phonologie dans les ouvrages
Passages des ouvrages du site qui en parlent, avec la page citée : le texte d’origine fait foi.
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… iale /y-/ de la classe Tamasheq. La classe Tamasheq des racines verbales est divisée en trois groupes. Les critères sont les formes de surface : a) La première consonne est autre que /y/, par exemple : lǝŋkǝm "s'asseoir derrière quelqu'un (sur un animal)" ; kǝmás "attacher (sucre, pièce) dans un coin du vêtement". b) La première consonne est /y/, par exemple yíḍǝn "brouter" ; c) Racines tri- ou polysyllabiques avec /-ǝt/ final, par exemple wǝlǝq-ǝt "avaler d'un trait". Le gro …
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Phonological Structure 9 2. Phonological Structure 2.1 Syllable Structure In this section we describe the basic syllable patterns observed. In a word almost all consonants can occur in almost all positions. We do not give specifications here but discuss the restrictions under 2.2.3. Tadaksahak has the following syllable structures: (1) Syllable structure open syllables closed syllables CV CVC CVV CVCC In word-initial position, the onset may be absent, and vowel-initial syllab …
Christiansen-Bolli (2010), A Grammar of Tadaksahak, a Northern Songhay Language of Mali, p. 26
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Morphology 51 b) a nasal closing the first syllable of a di- or tri-syllabic root; e.g. hambará ‘to fear’, cindí ‘to leave a rest’, gaŋgá ‘to prevent s.b. from’ c) a long V in the initial syllable, e.g. keení ‘to sleep’, báaɣa ‘to want / to love’ d) two short Vs in a di-syllabic root with open final syllable, e.g. didá ‘to walk’, tabá ‘to taste’ These patterns are not a safe parameter of recognition for the origin of the root. Moreover, some CVC verbs are indeterminate whethe …
Christiansen-Bolli (2010), A Grammar of Tadaksahak, a Northern Songhay Language of Mali, p. 69
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… scours lent. L'exemple suivant est donné dans le discours rapide : i₌b-údu-an [iˈbǝdwan] "ils se sont rassemblés là". L'environnement le moins visible pour les voyelles de bonne qualité est la finale de mot ou d'oraison dans les syllabes ouvertes où les réalisations sont courtes et simples, c'est-à-dire sans variation possible. Palatales précédant et suivant /a/ Les phonèmes palataux /c/, /j/ et /y/ (Y) ont une forte influence sur la réalisation d'un /a/ suivant dans une syll …
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… s le tableau ci-dessus fournissent une représentation des différentes catégories de syllabes dans les deux parlers. Par exemple, la notation "C" représente une consonne, tandis que "V" représente une voyelle. Le modèle "C1" est utilisé pour désigner une consonne distincte des autres dans une syllabe d'un mot, permettant ainsi de distinguer différentes consonnes. De manière similaire, "V1" représente une voyelle distincte dans une syllabe d'un mot. Une analyse comparative de l …
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37 "C1V1C2C3". Il convient de souligner que la tadaksahak ne présente pas de mots formant une syllabe en "V".2.2.2. Inventaire des phonèmes de la tadaksahak et de la tawillimidt Cette partie se consacre à l'analyse de l'inventaire des phonèmes des langues tadaksahak et tawillimidt. Une étude comparative des phonèmes consonantiques et vocaliques est menée, en examinant les points et les modes d'articulation ainsi que les traits distinctifs tels que la sonorité, l’emphase, l'as …