Contribution à la connaissance de la communauté Idaksahak (Cas de Ménaka et Talatayt)
Étude non publiée
تأليف Ahmed-Mohamed AG GUIDI · 2019 · 38 صفحة
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Étude approfondie sur l'origine, le dialecte, le territoire, la vie sociale et le statut des Idaksahak. Présentée par Hamadine AG MOCTAR.
1. Le mot IDAKSAHAK
L'appellation « IDAKSAHAK » que se donne la communauté de même nom, provient certainement d'une contraction du mot IDD-AGG ISHAK. Autrement les communautés voisines les nomment DAW- SAHAK ou DAW- ISHAK, selon la prononciation qu'on fait du terme « ISHAK », nom propre dont la connotation est plutôt de langue Sonrhaï et non celle arabe « ISHAQ du Coran ou ISAAC de la Bible. Il peut s'agir donc, d'une référence au nom d'un Roi en l'occurrence ISHAK I Empereur Songhoï du Moyen Âge.
Bien entendu l'appellation IDD- AGG (fils de en Tamasheq) suivi du nom du chef de Tobol dominant était très courante dans le SOUDAN notamment dans les contrées de Tombouctou du Moyen Âge avant la colonisation, ceci pour désigner une communauté donnée sans référence à un quelconque arbre généalogique. Il en est de même pour le mot DAW ou IDAW ou Oulad (fils de en Arabo – berbère) suivi d'un nom propre d'un chef, un érudit ou un homme spirituel de grande renommée, dans tous les cas de l'espèce, l'appellation précédée d'un préfixe finit par la désignation de toute une communauté.
Ainsi on peut aussi parler Oulad ISHAK tel que mentionné dans certains écrits des archives de la bibliothèque AHMAD BABA de TOMBOUCTOU.
Pour le mot « DAW » - ISHAK, on peut penser à la signification « sous le Tobol de ISHAK ASKIA », sous domination de….. ISHAK ASKIA
De fait, ni la Bible ni le Coran ne font allusion au Tobol du roi Isaac encore moins sa domination pour introduire DAW qui signifie dessous, en Tamasheq autrement « SOUS la domination de….. (ISAAC de la Bible ou IS HA Q du Coran) ». Par analogie et dans cet ordre d'idée DAWSAHAK, est une formulation de nom de communauté qui se prête difficilement à l'analyse tendant à une descendance généalogique D' IS HA Q ou d'ISAAC donc Juive.
Du reste, les IDAKSAHAK ne peuvent déformer le nom d'un ancêtre dont ils se réclament en l'occurrence « IS HA Q ». Car leur dialecte est « Fous ha » c'est à dire une bonne prononciation des lettres de l'alphabet arabe dans le nom Is-ha-q tel qu'écrit dans le coran.
De plus, chacune des communautés voisines prononcent ce nom différemment, mais toujours en gardant la partie ''ISHAK'' avec un accent Sonrhaï.
Les IDAKSAHAK se sont donc appropriés à l'instar d'autres communautés ; le nom que ses voisins lui donnaient en référence à un chef de TOBOL en l'occurrence un SONGHOÏ. La prononciation est contractée par la consonance du dialecte, IDD-AGG –ISAHAK devient IDAK - SAHAK. Rappelons que le mot Agg revient au singulier : Agg DAK – SAHK tout en conservant la partie « DAK » qui n'a pas sa place dans le singulier.
En tout état de cause la construction du singulier aurait pu être plutôt Agg Is-h-aq en appuyant la lettre –h-, dans un cas se référant à un ancêtre selon un « fous _ha » bien prononcé car la communauté est alphabétisée en Arabe à 95%. Ainsi le singulier sous la forme Agg DAK – SAHAK montre bien que l'origine du mot IDAK – SAHAK peut bien venir d'une contraction de idd – agg Ishak qui désigne la communauté avec ou sans référence à un ancêtre.
Notons que le mot daw, idaw, oulad ou en particulier AGG ne signifie pas toujours fils de, mais aussi une appropriation professionnelle exp: AGG « abaguày » se dit pour un professionnel en équitation.
L'ambiguïté du sujet est aggravée par l'existence de communautés arabes qui se réfèrent au nom IS- HA- Q, de même celles de l'empire musulman de l'andalos, cependant il peut s'agir d'un simple prénom car les musulmans utilisent le pronom ISHAQ.
Dans tous les cas l'occasion est saisie pour une propension à vouloir faire un rapprochement avec le nom Is - haq du coran ou d'Isaac de la Bible. Cette source, dans le cas des IDAKSAHAK opte pour une origine israélite donc Juive de cette communauté. Hypothèse qu'on ne peut exclure faute de preuves ou de raisonnement de démonstration possible, mais parfaitement vérifiable aujourd'hui par des analyses de l'ADN. Il est aussi possible d'étudier les communautés juives biens connues dans la région de Tombouctou.
Les IDAKSAHK retiennent en mémoire leur déplacement de TAFILALET sud Marocain via Tombouctou mais rien d'une éventuelle origine juive à la différence de certaines communautés de la boucle du Niger qui en gardent un souvenir bien vivant.
Soulignons que les IDAKSAHAK ne se s'offusquent pas d'une éventuelle origine Israelite dans la mesure où ils se considèrent tous musulmans, parents et frères entre eux, du reste l'islam ou l'antéchrist ne sont nullement conditionnés à une référence identitaire.
2. L'origine
Les IDAKSAHAK et les DIARMA selon BOUBOU HAMA sont les descendants de deux frères ; pour les SONRAÏ de la vallée du fleuve de GAO ils sont les gens d'ISYAKA ou ISHAKA enfin pour ceux de Tombouctou ; il s'agit d'un métissage duquel sont nés de nouveaux dialectes en se référant à d'autres dialectes d'emprunts Sonrhaï bien connus à Tombouctou.
Une source évoque une origine ISRAELITE appuyée par les KEL ESSOUK (ceux d'ESSOUK) Egadech, idéologues des suzerains des IWILLIMIDEN qui, à l'instar de tous les érudits de l'AZAWAD maitrisent très peu le peuplement du SAHARA l'histoire n'étant pas un concept religieux dans ce milieu.
Les Historiens pensent que les IDAKSAHAK sont connus parmi les berbères en Afrique avant Jésus christ et à l'époque Romaine des GARAMANT et GOUDALA ; on retient parmi les berbères en plus des GARAMANT et les GOUDALA, les Lemtouma; les Sanhaja; tous ces peuples seraient venus du YEMEN.
Cependant ; certains IDAKSAHAK qui reconnaissent leurs affiliation aux GOUDALA sinon leur parentés avec les IGDALANE se réclament comme descendant de Fatimat fille du prophète (bssl). Cette croyance est forte chez ceux parmi les IDAKSAHAK qui se remémorent encore une contrée (Tafilalt ou Tafilalet) région du Sud de l'actuel Maroc où se situe leur ancien terroir d'attache. Ainsi ceux - ci détiennent un arbre généalogique Idrissyine écrit et récité par cœur. Ils se rattachent à un certain AÏTA (Moamed Elmoktar) qui aurait épousé une femme du milieu et procréé des descendants.
La même version (AÏTA faisant souche dans le milieu) ; se retrouve dans toute la zone de GAO chez certains IDAKSAHAK, les Touré et Arma ; de TOMBOUCTOU chez les chérifiens de toute cette région ; de KIDAL chez certains IFOURAS de la montagne de l'Adrar où les ruines d'ESSOUK restent toujours visibles, capitale de TADAMAKAT, ville qui a donné son nom aux KEL ESOUK.
Selon ces sources, dans chaque cas, on fait remonter la généalogie à l'un des quatre fils d'AÏTA (Mohamed Elmoctar) qui ont tous fait souche à leur tour à l'instar de leur père qui a passé tout d'abord par TADAMAKAT avant sa descente au SOUDAN ou vice versa. Le cinquièmes fils d'AÏTA n'a pas eu d'enfants.
Indépendamment des descendants d'AÏTA, on retrouve des Chérifiens blancs KEL TAMASHEQ, ARABE et noirs dans toute la lisière du SAHARA de part et d'autres de la vallée du fleuve Niger en République du Mali comme celle du Niger.
Des Fractions entières IDAKSAHAK sont appelées Chérifien descendants du prophète (bssl), implicitement reconnues par toute les communautés comme telles. Les descendants d'INKIBIT se particularisent. Le surnom INKIBIT leur ancêtre proviendrait du miracle manifesté à son sujet; la venue d'un vent noir inhabituel suite à un refus qui lui a été opposé à la demande de la main en mariage d'une fille du milieu IDAKSAHAK.
Son témoignage finit par être pris en compte appuyé par la marque portée sur son bâton. L'étranger finalement réhabilité obtient gain de cause et fait souche en milieu IDAKSAHAK, ses descendants sont appelée aussi chérifiens.
Selon une source populaire INKIBIT serait arrivé dans un campement IDAKSAHAK dirigé par un des petits fils d'AÏTA qui pourrait être le nommé Chérif TINDER. Les descendants d'INKIBIT gardent l'appellation Chérifien parmi les autres fractions y compris ceux qui se réclament d'AÏTA (Mohamed Elmoctar) à la seule différence qu'ils ne possèdent pas une généalogie écrite ou récitée remontant à Fatimat fille du prophète (bssl) ou même aux Al INSAR de Médine.
Il est bon de rappeler que la plus part des communautés Tamasheq habitant la lisière du Sahara possèdent des composantes qui conservent leurs généalogies remontant à l'hégire ; AL INSAR et CHERIFEN se réclamant l'un de Médine et l'autre de la Mecque, le reste des TOUAREG se dénomme généralement autrement, les IMGHAD étant les plus nombreux dans la zone qui nous intéresse, parmi lesquels une famille IMIDDIDEGHEN sont considérés descendant d'AÏTA (Mohamd Elmoctar) à l'instar des ICHIDNHAREN kel ACHOU et d'autres familles de certaines fractions de l'AZAWAD.
Il est certain, que la communauté IDAKSAHAK qui compte plusieurs fractions, et près de 400 000 âmes en tout, à l'instar des autres ethnies, n'a pas qu'une seule origine, leur chérifien et leur Al INSSAR ne seraient qu'une minorité dans le groupe ethnique IDAKSAHAK.
Les IDAKSAHAK seraient surement parmi les premiers groupes de « berbères » descendus du MAGHREB vers le SOUDAN (Tombouctou). Ils auraient dû un moment participé activement aux transactions commerciales entre le pays des noirs (SOUDAN) et le Sud Marocain. Cette activité a dû les contraindre à parler Sonraï langue de communication des marchés Soudanais (dans cette zone et en cette époque), avant de s'introduire et s'intégrer dans le Sud Marocain. Durant les déplacements itératifs, une frange avait pu finir par résider dans la vallée du Niger après un bon séjour à Tombouctou, avant de résider les contrées actuelles au Mali comme au Niger.
L'exode du Nord vers le Sud du groupe IDASAHK continue et s'observe encore aujourd'hui sous une forme hélicoïdale avec une expansion vers l'Est dans le bassin IWILLIMIDEN (Mali/Niger).
Les IDAKSAHAK du Mali et du Niger ont toujours en mémoire des légendes sur le pays « Tafilalt » ; Tafilalet du Maroc d'où l'émigration atteignit la vallée du Niger. Ce qui explique certainement en partie, les transactions commerciales aidant ; la syntaxe Sonrhaï de Tombouctou dans le socle de leur dialecte parlé. Plus tard ils se sont inféodés au groupe iwillimiden, avec lequel ils cohabitent encore divisés dans les deux blocs Kel ATARAM et Kel DINNIG, un fait relativement récent et dont le reçu est encore dans la bouche des chroniqueurs populaires.
La séparation des IDAKSAHAK avec le groupe SONGHOÏ au milieu du 17eme siècle, proviendrait d'un malentendu né d'une rixe des jeunes soutenue par des vieux brisant ainsi la cohabitation pacifique dans la zone de la vallée du fleuve.
Cependant les IDAKSAHAK ne semblent pas faire partis des Groupes des peuplements de « TADAMAKAT ». En effet la mémoire populaire de leur milieu ne cite pas ce territoire berceau légendaire et référencier de la classe des dominants Kel EKIMED, IFOURAS, la classe des KEL ESSOUK qui empreinte le nom de la capitale de ce Pays, les classes des différentes autres tribus. Ceci explique certainement pourquoi les IDAKSAHAK ne se retrouvent pas dans l'organisation hiérarchique des Touareg.
De fait, à la différence des autres ethnies les IDAKSAHAK ne connaissent pas l'« Addaoulat (pays) » TADAMAKAT » ni la capitale Essouk gravée dans la mémoire des Kel Tamasheq de l'AZAWAD et une partie de ceux de la république du Niger.
Toutefois la communauté IDAKSAHAK avait bien séjourné dans l'ADRAR où se situe «TADAMAKAT» fait attesté par la toponymie de certains oueds tel « Ibdaqqane » et par plusieurs reçus populaires sur l'existence de liens familiaux très anciens avec la grande famille des IFORAS.
Le séjour dans le territoire de l'ADRAR DES IFORAS est à relier sûrement à la très grande mobilité des pasteurs dont le passage obligé a été le Telemsi, une vallée où sont enterrés des ancêtres dont les noms sont toujours cités.
3. Le dialecte
Les IDAKSAHAK, ne parlent pas la langue Tamasheq qu'ils ne comprennent nullement, pas plus que celles parlées dans tout le SOUDAN. Ce dialecte n'utilise pas de pronoms féminins à la différence du Tamasheq d'où toutes les difficultés de son apprentissage sur le tat, par les IDAKSAHAK qui souvent parlent Tamasheq sans tenir compte du genre grammaticale.
La langue Tadaksahak se distingue donc des autres dialectes par sa syntaxe purement sonrhaï tout comme celui des IGDALANE comptant pour le même groupe. Exemple : « Huru Hugu Gna Hawru » (entre dans la tente mange le repas). Exp : « keedi bari darjed hawu koss - anga » (monte à cheval poursuit la vache et coupe lui le jarret) - Ainsi la syntaxe ou « tarkiib ou analyse grammaticale » du parler Idaksahak est Sonrhaï par excellence. Il est très difficile de construire des phrases similaires avec les seuls mots Tamasheq « sujet, verbe, complément ».
Ce dialecte reste un sabir, un mélange entre Sonrhaï notamment de Tombouctou et Tamasheq Iwillimiden avec quelques mots de l'ancien arabe ou des mots origines arabe de Tombouctou exp : « daghnu crême, zambu résidu, achiguim louche…….» mots que l'on ne trouve pas dans les autres dialectes arabes en dehors de ceux qui sont influencés par la langue Sonrhaï, cependant le dialecte IDASAHAK contient aussi des mots de l'ancien arabe littéraire, les mêmes que dans la Tawullimit exp : y-nbezan nabaza en arabe.
Ainsi le TADAKSAHAK, dialecte est composé avant tout du Sonrhaï de Tombouctou duquel est tiré le maximum de verbes qui règlent la syntaxe et de noms de choses notamment mères ou racines des mots, les spécifiés étant réservées aux autres dialectes d'emprunts en particulier Tawullimit et Taguilgalt (arbo- berbère emprunt du Sonrhaï). Quant aux mots littéraires arabes ils restent communs avec la Tawullimit.
Les exemples des verbes d'origine Sonrhaï sont très nombreux : zouru (courir), keeni (dormir), gorgor (rire) ; en Tawillimit les verbes sont plus difficiles à citer : digummut en Tawillimit se dit pour faire courir une monture (cheval). Les noms de choses, quant à eux sont partagés, cependant les spécifiés sont généralement tirées du Tawillimit.
Le nom Kamba (le bras) est sonrhaï mais on dira tikmert (coude), adad (doigt), eshkar (ongle) noms Tawillimit. Il en est de même pour les animaux : yaw (chamelle) en Sonrhaï mais (alagod) le petit est en Tawillimit, on dira aussi feeji (mouton) en sonrhaï et ajàmàr le petit en Tawillimit. Il en est de même pour tous les animaux à l'exception de la vache dont on parle de « hawu (la vache) et handi le petit, tous d'emprunts au Sonrhaï.
Il est pertinent d'en déduire que les premiers animaux domestiqués par les IDAKSAHAK sont d'abord les vaches d'où le maintien du nom du petit « handi en sonrhaï ». Cette hypothèse concorde avec ceux qui pensent que les IDAKSAHAK étaient des bovidés descendis vers la vallée du fleuve Niger venant du Nord (Sud marocain). Ceci ne veut nullement dire que les IDAKSAHAK ne connaissaient pas les autres animaux dont les noms mères restent des emprunts au SONRHAÎ et leur petits en Tawillimit, simplement que leur domestication a été plus tardive.
Toutes les remarques et analyses faites sur le dialecte TADAKSAHAK seraient aussi valables à quelques exceptions près, pour celui de TAGDALT, également mélange du Sonrhaï et du TAWILLIMIT. La communauté Igdalane fait partie du même groupe que les « IDAKSAHAK » par un rapprochement de dialecte dont la syntaxe reste Sonrhaï.
Toutefois certaines personnes pensent que le TADAKSAHAK comme le TAGDALT sont des dialectes qui avec la langue SONRHAÏ, constitueraient des variantes de langues berbères (donc Tamashèq). Les adeptes de cette hypothèse se réfèrent à l'avènement de l'islamisation du Soudan par des Almoravides dont le groupe IDAKSAHK et IGDALANE qui imposeraient leur langue. Le rôle morabitine des IDAKSAHAK n'exclut pas l'emprunt à une langue SONRHAÏ dialecte SOUDANAIS.
La référence peut porter aussi sur des éléments de mots d'origine berbères comme « KUSU marmite en sonrhaï et en Tadaksahak ; mot considéré comme dérivé de akuus, tukusé » (chaleur) ; en fin il existe des exemples très significatifs de point de vue linguistique tendant à considérer les langues sonrhaï comme proche du berbère donc chamito-sémantique et non soudanais.
4. Terroirs d'habitation
Les terroirs d'attaches des IDAKSAHAK sont très éloignés aujourd'hui de la Cité de 333 saints ; faudra – t-il le rappeler, AHMAD BABA de Tombouctou est un « AGDAKSAHAK », un « AGDAL » et non un Sonrhaï ou un arabe. Il convient donc de reconnaitre que les IDAKSAHAK avaient longuement séjourné à Tombouctou. La composition des mots d'emprunts Sonrhaï du dialecte TADAKSAHAK est avant tout TOMBOUCTIENNE. En effet ce parler utilise des noms (foufou pour froid, bassi pour puisette, talissit pour coussin, zambou pour les résidus de crême etc…) et des verbes (gogor pour rire, zawkàt pour ramener etc…) qui restent propres au SONRHAÏ de TOMBOUCTOU qui diffère du DANDI, Sonrhaï de GAO ou du DIARMA.
Les dialectes à rattacher au parler TOMBOUCTICTIEN et très loin de cette zone actuellement sont; ceux des IDAKSAHAK, IGDALANE et ISSAWAGHAN. Ces communautés résident au NORD et NORD –EST de la République du Niger, une minorité au Mali. Soulignons aussi les similitudes des marques d'animaux (Azguit, Tilift, Tahimimt, Agayd, Askum ou Agayog ect) communes à tous ces peuplades et celles des animaux de la zone de Tombouctou dont les populations partagent aussi certaines coutumes sociétales très spécifiques en particulier la gratuité de l'enseignement coranique aux jeunes.
En conséquence, il semble que les IDAKSAHAK soient des « voisins » des SONGHOÏ de longue date, Empires SONGHOÏ du moyen âge ? Époque des conquêtes des almoravides ? Les IDKSAHAK sont –ils parmi les Almoravides avec les IGDALANES? Inislimane et homme de sabre à la différence des Kel Essouk détenteur de l'idéologie des populations de TADAMAKAT depuis son apogée. Les IDAKSAHAK et IGDALANE plus proches du monde Sonrhaï, avec le temps se seraient assimilés comme minorité linguistique.
Bien entendu les IDAKSAHAK et tous les groupes qui parlent un sabir Sonrhaï /Tamasheq demeurent des communautés de racine berbère profondément musulmanes qui conservent entre eux des liens familiaux de parentés, de bons voisinages avec les Kel Tamasheq et autres communautés. Ils partagent avec les populations de la vallée du fleuve Niger les Sonrhaï et les Diarma, les liens familiaux, les marchés céréaliers, les marchés à bétail et surtout les zones de pacages d'abreuvements des animaux au bord du fleuve. Les zones d'étiages et de traversées du lit du fleuve pour le Gourma sont utilisées en cas de disettes dues aux fréquentes sécheresses ou dans le cas d'extrême insécurité dans le Haoussa, comme ce fut le cas plusieurs fois dans l'histoire récente pendant les grandes sécheresses 1930, 1973, 1984 ou dans le cas de troubles 1916, 1990, 2012.
5. La vie active
La tribu IDAKSAHAK cohabite surtout avec les Kel Tamasheq (ceux parlant le dialecte Tamashèqt) notamment Tawillimit (dialecte d'emprunt du Tadaksahak avec le Sonrhaï) dans la zone exondée au sud de la région de Kidal. Ils partagent avec les autres ethnies la culture TOUAREG dont certaines coutumes sont analogues à celles des Sonrhaï, en l'occurrence le mode de vie semi sédentaire, l'habitat, l'habillement, les distractions et l'exploitation des ressources pastorales.
Au moyen âge la région habitée par les groupes IDAKSAHAK, dans un mode de vie nomade pasteur, reste la même qu'occupent les Kel Tamasheq qui est dénommée aujourd'hui l'AZAWAD dans sa plus large extension au Mali.
Au Sud les transactions commerciales se font avec les pays Sonrhaï et MOSSI marché de FADANGOURMA et même avec le GHANA marché de Koumassi. À l'Ouest et au Nord-Ouest les transactions commerciales se font avec les pays peulhs marchés de DJENNE, le Maghreb Maroc, marchés des Touaten. Au Nord-Est et l'Est les transactions commerciales des Idaksahak se font avec les sultanats d'Agadaz et les marchés de Tawa et même de Libye. Au Sud et au Sud-Est les transactions commerciales se font avec le pays HAOUSSA à travers les marchées de BADEM et KANO.
L'assiette économique de ce commerce de l'Ouest et du Nord-Ouest, est basée sur le bétail sur pieds et les esclaves vendus contre l'or, le sel, les dattes et plus tard le tabac.
L'assiette économique de ce commerce du Nord, Est et Nord-Est, est basée sur le bétail sur pieds vendu contre les esclaves, les étoffes et cotonnades auxquelles il faut ajouter des produits de première nécessité et des harnachements de montures (chevaux et dromadaires).
À partir des conflits armés des deux guerres mondiales toutes les transactions commerciales de la lisière du SAHARA étaient perturbées par non seulement les fermetures des frontières notamment entre la France et la Grande Bretagne, mais aussi par les différentes pénétrations coloniales.
Les IDAKSAHAK du Mali et leurs frères du NIGER de tout le temps particulièrement rattachés aux transactions commerciales de l'EST et SUD-EST (Tawa et Badem au Nigeria), fuyant les terres de cultures dunaires incompatibles avec l'élevage, l'insécurité ; seraient poussés vers des contrées Nord de l'actuelle Républiques du Mali (Vallée de L'Aazawak) et celle du Niger (Chintibaraden). Ils avaient tenté vainement de continuer leurs approvisionnements naturels en particulier à partir des pays HAOUSSA, mais ils avaient subi des pertes en vies humaines innocentes et victimisées.
De part et d'autre de la frontière issue de la colonisation, le groupe IDAKSAHAK se retrouva divisé en deux et partant certains ont été rattachés au Soudan actuel République du Mali avec les iwillimiden de l'Ouest « KEL ATARAM » et les autres à la République du Niger avec les iwillimiden de l'Est « KEL DINNIG ». Le groupe IDAKSAHAK chez les KEL DINNIG ont fini par parler le Tamasheq au détriment de leur dialecte à la différence de ceux demeurés avec les KEL ATARAM moins assimilés et moins intégrés aux KEL TAMASHEQT.
Notons que le dialecte Tadaksahak continue à être parlé à AGADAZ dans la zone limite de l'influence de Kel DINNIG ; une particularité à étudier car dans les confins, la langue est parlé quand même abandonnée sous l'influence de « KEL DINNIG ».
Pendant toute la période de la colonisation, les IDAKSAHAK, n'ont pas changé fondamentalement leur mode de vie pasteur. Leur mobilité ne tient pas compte des barrières des États et ils occupent indifféremment un grand espace dont l'exploitation demeure temporelle aux grés de l'existence du tandem eau et pâturages tantôt au Mali tantôt au Niger.
Leur stratégie d'adaptation pour les approvisionnements en produits de première nécessité consistait à créer des marchés de proximités comme Filingué, Aerou, Abala au Niger, Ansongo, Ménaka, Anderamboucane au Mali.
Toujours au premier plan des transactions commerciales du bétail sur pieds, dans leurs zones, les IDAKSAHAK, suite à l'insécurité due au conflit armé des Touareg avec les États, ont ramené davantage les marchés de proximité dans leurs campements transformés depuis en véritables villages dotés de marchés hebdomadaires : dans le cercle de MENAKA : Inchinane, Aghazraghane dans la vallée de l'AZAWAK ; Infoucarayten, Tinfadimata, Ikadewan dans l'AZGUERET ; dans le cercle d'Ansongo : Indelemane, Talatayt; en la matière rien n'avait été planifié par les pouvoirs administratifs.
La mobilité pour des transhumances indifférenciées d'un État à un autre, n'a pas été sans conséquences pour les IDAKSAHAK. Ainsi on trouvera des populations dont les terroirs d'attache séculaires se situent dans le Pays du Niger. Cependant, elles continuent à être assujetties par l'Administration Malienne à travers ses chefferies, sans pouvoir bénéficier d'aucun service de base, éducation, santé, eau potable, emploi, dont bénéficient les Fractions mères restées au Mali. Une situation semblable est vécue par les Peulh au Mali considérés comme ressortissants du Niger.
6. La cohabitation
Les IDAKSAHAK vivent en bon voisinage avec les Kel Tamasheq (ceux parlant le Tamasheqt en particulier Tawillimit) dans la zone exondée où ils partagent le mode de vie nomade et l'exploitation des ressources pastorales tout en gardant un pied dans la zone de la vallée du fleuve Niger. Comme les Tamasheq ils partagent avec les Sonrhaï une culture qui présente beaucoup de similitudes en particulier l'habillement.
À cause de leur différence notamment leur dialecte, les IDAKSAHAK se particularisent et s'accommodent aux cousinages de leurs voisins. Il s'agit parfois d'un mépris suite à des conflits nés de l'exploitation des ressources naturelles car ils sont des grands pasteurs transhumants. Cependant l'inhospitalité peut être profonde et durable lorsque la « FATWA » du cadi de Kel Essouk rend les biens des IDAKSAHAK lucites aux suzerains des IWILLIMIDEN.
Toutefois la communauté IDAKSAHAK arrivait toujours à rendre des FATWA de démenti par ses propres Erudits qui forcent à chaque fois le ralliement des Kel Essouk. C'était le cas des cadis IDAKSAHAK HADAHADA connu pour ses relations avec DAN FODJO, du cadi HAMA-HOUDA (Talataye Ménaka) et ceux des Kel Essouk sous le règne de KAWA (AMENOKAL DE La Confédération iwillimiden); le cas aussi de Mohamed AG YAGNA, Mohamed AG ALY et le cadi ALBAHRI des Kel Essouk Egadech en 1940 ; Elmouner AG ADEM, Abdu Salam AG MAHAMMAD et Acheck Almahmoud des kel Essouk de la vallée en 1960 ; Ahmadou Ag Adem et Fadil Ag Alhassane et leurs homologues Kel ESSOUK depuis les indépendances.
Ainsi les débats sur le droit musulman, entre les IDAK-SAHAK et les Kel Essouk ont toujours existé et entretenaient une rivalité strictement religieuse, une situation qui atteste le savoir très ancien des IDAKSAHAK. Dans ce débat de fond, les IDAKSAHAK perçoivent les Kel Essouk comme partisans inconditionnels des dominants « Imajeghan » sommet de la stratification sociologique des TOUAREG.
Les IDAKSAHK, peuple pacifique ne répondaient pas à l'agression même très intentionnée, sauf en cas d'humiliation à dessein ou de provocation évidente. Cette communauté avait toujours opté pour la non-violence visant essentiellement à sauvegarder leur assiette économique d'un risque permanent de destruction dans un contexte culturel de rezzous et de contre rezzous.
La communauté ne s'abandonnait jamais pour autant à la résignation au nom de la culture pacifique, car en cas de nécessité il lui arrive de soutenir des conflits parfois très violents avec toute ethnie Kel Tamasheq ou pas qui transgressent délibérément et de façon récidive, les règles implicitement connues de bons voisinages.
Les richesses des « IDAKSAHAK » ont toujours été convoitées par leurs voisins qui cohabitent avec eux sur les mêmes terroirs d'attache. L'issue des conflits ouverts leur a été toujours favorable dans le passé de mémoire d'homme ; de même durant toute la période coloniale à l'indépendance de la République du Mali. Leurs actions furent toujours restées sous anonymat ce qui ne leur pas été toujours profitable.
Ces derniers temps en 1990; ils eurent autant de pertes en biens et morts d'hommes que les autres ethnies durant les conflits armés contre le Mali. Ils n'en tirèrent pas grand profit ni au moment de l'intégration des ex-combattants ni dans les projets de réinsertion malgré leur alliance avec le MPA (Mouvement Populaire de l'AZAWAD) qui avait géré des quantités d'armes et des plus sophistiquées déposées par les combattants IDAKSAHAK.
Confinés à la lisière de la frontière Mali / Niger, contraints à l'autodéfense; les IDAKSAHAK sont amenés durant ces dernières années à assurer leur propre sécurité à l'intérieur comme à l'extérieur. Les rixes avec d'autres communautés notamment les peulhs, les poursuites du bétail volé par réciprocité ne finissaient pas de part et d'autres de la frontière, tandis que les marchés de l'AZAWAK restent permanemment la cible des coupeurs de routes.
Le salut des « IDAKSAHK » était dû en grande partie à leur seule organisation interne, leur solidarité cimentée par des liens de sang, et de bons voisinages avec les autres, mais surtout à une culture profondément musulmane non ostensoir et pleine d'humilité.
7. La hiérarchie
Les groupes dominants sont très hiérarchisés : les KEL IKIMED Iwillimiden et les Iforas de l'Adrar constituent les couches dominantes capables d'avoir une influence sur les chefferies traditionnelles et érudites des IDAKSAHAK.
Mais de fait, toute la société Touareg y compris les IDAKSAHAK reste fortement hiérarchisée et à l'intérieur d'une même classe il y a les grands, les moyens et les petits considérés comme moins que rien à leurs yeux, ceci même en cas de parentés très proches, lien de sang avec une branche moins « noble ». Les classes des hiérarchies Touareg sont individualistes, fermées et procèdent d'une gestion communautaristes.
Dans la hiérarchie des Kel Tamasheq, on ne trouve pas de place pour les IDAKSAHAK qui, souvent sont considérés comme une classe ne parlant pas la même langue, « bourgeoise » du moins les familles de chefferies traditionnelles, car possédant d'énormes troupeaux, et beaucoup d'esclaves. Mais d'une manière générale la communauté IDAKSAHAK est classée implicitement parmi les dominées. Néanmoins leurs biens n'avaient jamais fait l'objet d'héritage pour un quelconque « groupe ». Ceci atteste que la domination de cette communauté dans l'actuelle zone des iwillimiden « kel Ikimed » à Ménaka est relativement récente dans le temps historique à la différence des autres dominés dont les rapports datent de l'époque de l'apogée de « Tadamakat ». Jusqu'à une date récente certaines classes Imghad de Ménaka et de TAWA ont toujours été spoliés de leurs biens souvent hérités par des iwillimiden, laissant les orphelins à leur sort.
Rappelons que d'autres classes Imghad notamment dans le Gourma et dans les abords de la vallée du Niger de GAO, avaient cessé de faire l'objet de cet assujettissement bien avant l'arrivée des colonisateurs, ceci suite au déclin et à la faiblesse des IWILLIMIDEN ; s'y ajoute l'éloignement des intéressés de la zone exondée sur la rive gauche du fleuve NIGER.
Ce déclin fut très favorable, avec la complicité de la France, à l'émancipation des populations de TOMBOUCTOU et de « l'ADRAR des IFOGHAS ». Rappelons qu'à la fin du 19ème siècle. ILLY le grand-père d'INTALLA, avait réorganisé sept (7) tribus dans l'ADRAR, il défendit la région de Kidal, éloigna les iwillimiden, contint les attaques de Kel AHAGGAR et scella une alliance avec les KUNTA ennemis jurés des IWILLIMIDEN. La France a d'ailleurs utilisé par la suite, ce clivage à dessein contre les IWILLIMIDEN en procurant des armes à feu aux arabes.
Le déclin de la Confédération s'aggrave avec la réticence de l'AMENOKAL Fihroun AG ALINSAR, après soumission à accepter la domination de la France (refus de l'imposition, de la scolarisation et de l'enrôlement militaire) et surtout la révolte Oulimendène (iwillimiden). En représailles, la colonisation avait décrété une dépossession des terres dans la vallée du Niger de tous les ressortissants de la Confédération (du moins ce qui en restait dans la contrée de Ménaka). Elle y installa des esclaves récemment affranchis. Ces mesures visaient avant tout l'affaiblissement économique des classes dominantes, récalcitrantes.
Il faut aussi souligner qu'à Tombouctou le tableau des rapports de la société, était différent car les terres n'ont pas fait l'objet de dépossession et certaines classes des dominées possédaient des « petits » Tobols tout en reconnaissant les « grands ». Nous pouvons penser que cela était facilité aussi par le fait que les armées des rezzous, contrebandiers encouragés et adulés, sont toujours recrutées parmi les vassaux qui sont aussi moins enclins à connaître les préceptes de la religion islamique.
Soulignons que IDAKSAHK détenteurs avec les KEL ESSOUK du droit musulman, restent les seuls à refuser obstinément l'enrôlement et la participation aux rezzous qu'organisait la confédération.
Des pratiques étaient considérées dans l'essence même de la culture IDAKSAHAK comme du vol, de la spoliation du bien d'autrui, des vices abhorrés dans cette communauté. Il s'agissait pour elle de ne jamais se battre que pour défendre ses biens, ne jamais voler le bien d'autrui à moins que cela ne soit un droit de réciprocité, toujours rester du côté de la paix et la stabilité zonale ou celle du pays.
Notons que les IDAKSAHAK n'avaient pas participé aux opérations de vols des 4X4 ni au Mali ni au Niger. Cependant, ils n'hésiteraient pas à s'emparer des biens considérés comme butins de guerre lorsqu'ils participent à un conflit. Il semble que cela explique en partie la ruée de la jeunesse IDAKSAHAK vers l'or découvert tout récemment, dans le désert.
8. Le statut et le rôle des Idaksahak (Partie 1)
Aujourd'hui, les IDAKSAHAk gardent en mémoire un passé récent d'assujettissement politique et idéologique. D'aucuns des plus crédules croient encore aux cantonnas établis par le colon, pourtant déjà abolis de fait, d'autres rappellent le tandem savoir religieux et puissance économique qui ont toujours fait leur fierté et leur indépendance par rapport aux communautés voisines.
La communauté IDAKSAHAK demeure et fait partie intégrante de la CONFEDERATION Iwillimiden, ils s'accommodaient avec sa domination. Celle-ci les épargnait dans une moindre mesure, des tracasseries courantes que subissaient d'autres communautés du TOBOL à l'exception des Kel ESOUK considérés comme idéologues de la Confédération.
Toutefois les IDAKSAHK ne participaient pas aux razzia organisés, les rezzous à la recherche de butins ou aux vols crapuleux. Cette conduite était généralement interprétée et considérée par leurs voisins comme une faiblesse, une couardise; quand même qu'ils étaient brillants dans les entrainements à l'épée et d'une dextérité efficace au judo et au corps à corps, aptitudes indispensables dans les temps passés et qui leur étaient amplement reconnues.
À l'orée de la pénétration Française, l'incapacité de la Confédération à protéger les dominés et leurs biens était mise à nu, par la fréquence des razzia d'ennemis d'autres contrées qui raflaient et emportaient tout sur leur passage.
Les IDAKSAHAK s'organisaient alors, localement, afin de sauvegarder leurs valeurs sociétales et leurs biens, contre les ennemis souvent leurs propres voisins.
Les contingents IDAKSAHAK participaient activement aux conflits contre les envahisseurs dans tout l'espace pastoral des grands bassins versants de l'ADRAR DES IFOURAS : vallée fossile du Telemsi ; de l'Azawak rive droite, de l'Aazgueret et ceux de l'AÏR : vallée de l'Azawak rive gauche et de l'Azar.
Les IDAKSAHAK organisaient la résistance contre l'AÏR, KEL GUERESS, RAGAÏBAT et l'AHAGGAR qui constituaient les véritables rivaux et ennemis des Iwillimiden qu'ils ne cessaient de combattre.
Les IDAKSAHAK s'étaient distingués à plusieurs reprises durant des batailles livrées à l'ennemi envahisseur dans l'intérieur du territoire qu'ils cohabitaient avec leurs dominants, qui ne possédaient pas plus qu'eux de trophées (Tazghait, épées des plus grands héros de l'ennemi battu).
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المرجع
Ahmed-Mohamed AG GUIDI (2019). Contribution à la connaissance de la communauté Idaksahak (Cas de Ménaka et Talatayt). https://hamadine-services.net/ar/bibliotheque/3 (تاريخ الاطلاع 2026-10-18)
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